Histoire de l'hypnose

Les première traces de l’hypnose ont été découverte sur une  stèle en Égypte décrivant une séance d'hypnose datant de la 20ème dynastie, Ramsès II, 3000 ans avant J.C., c’est dire que l’hypnose a toujours existé.
L'Abbé de Faria (1756-1819), moine Portugais, met en avant le travail sur la suggestion dans un «sommeil dit lucide » qui donnera naissance à l'hypnose.

En 1773, Franz-Anton Mesmer, médecin allemand, a ses entrées auprès de Louis XVI. Intéressé par l’hypnose, procède à ses premières expériences concernant un fluide universel, en utilisant des plaques aimantées. Dès 1777, il réussit à rétablir en partie la vue d’une jeune aveugle, puis fort de son succès, il invente alors une méthode de traitement collect. Soutenu par des clients d’envergure, tels que des banquiers ou des juristes. Il choisit alors de créer la Société de l’Harmonie Universelle, qui proposait d’acheter le droit de pratiquer ses méthodes, appelées « secret de Mesmer » créant ainsi la première école d’hypnose

A partir de Mesmer 3 grands courants vont se développer :

1/Le Fluidisme : ce mouvement croit en l'existence d'un fluide utilisable pour influencer le patient et provoquer ainsi un état spécial permettant une action thérapeutique.
C'est pourquoi, de nos jours encore, certains hypnotiseurs ou magnétiseurs utilisent passes et manipulations comme à l'époque de Mesmer.

2/Le mouvement Neurophysiologique, avec l'anglais Braid et le français Charcot, qui rejette l'idée de fluide et qui, s'appuyant sur la neurophysiologie, croit en l'existence de modifications fonctionnelles du cerveau provoquées par des moyens artificiels, plus particulièrement par la parole,
permettant ainsi une action curative due à la suggestion et aux modifications fonctionnelles de l'organisme qui les subit.

James Braid (1795 1860) : médecin écossais invente le mot « hypnotisme » à partir du mot grec « hypnose » signifiant sommeil. Il s'initie aux méthodes de Mesmer mais très vite il s'intéresse au mécanisme physiologique qui provoque un« sommeil nerveux » induit par la fixation prolongée d'un objet brillant de préférence et situé légèrement au dessus du niveau des yeux.
Il utilise cette méthode, notamment pour obtenir l'anesthésie lors d'interventions chirurgicales.
L’éther en anesthésie ne sera utilisé pour la première fois aux États-Unis qu'en 1842 et en France qu'en 1847.

Il est le père de l'induction hypnotique c’est-à-dire de la focalisation de l'attention sur un objet ou une pensée et du rétrécissement du champ de conscience.

On reproche à Braid ses expériences de phréno-hypnotisme, destinées à montrer la possibilité d'exciter des sentiments particuliers, des idées, des actes, en pressant fortement sur les protubérances du crâne du sujet hypnotisé ..ce qu'on peut considérer comme les début de l'ancrage... et de la suggestion posthypnotique.

Jean Martin Charcot (1815 1893) distingué neurologue français pense que l'hypnose est uniquement « un état nerveux » et pathologique caractéristique de l'hystérie.
Cette hypothèse sera définitivement validée et constituera le fondement principal permettant d'approfondir la connaissance et l'utilisation de l'hypnose.
En étudiant les symptômes hystériques il remarqua que ceux ci se caractérisent par une « dissociation de la personnalité ». Certains événements ou souvenirs qui semblaient« perdus » sont stockés dans le subconscient là où réside« l'idée pathogène ». Le sujet peut à la sortie de la transe ne se souvenir de rien et être guéri.

3/Le mouvement Physiologique, avec Puységur et les scientifiques Liébault,
Bernheim et Janet, qui rejette également la notion de fluide et insiste sur la suggestibilité et les modifications physiologiques qu'entraîne la suggestion.

Le marquis Chastenet de Puységur (1751 1825) disciple de Mesmer constate que ses
patients sombrent dans un« sommeil magnétique » pendant lequel ils sont capables de tenir une conversation d'où cet autre nom de somnambulisme.

Hippolyte Bernheim, professeur de médecine et neurologue français,
Hyppolite Bernheim (1840 1919) fondateur de l'école de Nancy publia un livre en 1891 intitulé Hypnotisme
suggestion psychothérapie où il développe ses découvertes par rapport à ces trois points.
« Ce qu'on appelle "hypnotisme" n est autre que la mise en activité d'une propriété normale du cerveau la suggestibilité c’est-à-dire l'aptitude à être influencé par une idée acceptée et à en rechercher la réalisation.
Il n y a pas d'hypnotisme : je veux dire qu'il n y a pas d'état spécial anormal anti-physiologique méritant ce nom.
Il n y a que des sujets suggestibles plus ou moins auxquels peuvent être suggérés des idées des émotions des actes des hallucinations. ».
Bernheim affirme que « la suggestion est dans tout » et propose que l'explication de la suggestion se trouve dans un mécanisme nerveux capable de transformer une idée en acte. Il soutient que « toute cellule cérébrale actionnée par une idée réagit sur les fibres nerveuses qui en émanent et transmettent cette action aux organes qui doivent la réaliser...

Enfin Bernheim s'attache à définir sa théorie de la suggestibilité à l'état de veille en la nommant «
psychothérapie » ce qui lui permet de devenir une science à part entière.
Ces avancées dans la connaissance de l'hypnose sont contrebalancées par deux effets dommageables à son développement : les tests et la notion du pouvoir de suggestibilité émanant de l'hypnotiste. À partir des idées de Bernheim des tests de suggestibilité vont fleurir prenant en compte « les transes » légères moyennes ou profondes. Or des études plus poussées montreront que l'ampleur des changements thérapeutiques ne se mesure pas à la profondeur de la transe.
En outre face aux sujets suggestionables le pouvoir de l'hypnothérapeute semble démesuré et impressionnant l'hypnose peut apparaître comme un phénomène inquiétant source de dépossession de la personnalité.
Ces deux derniers mouvements, qui ne s'opposent d'ailleurs pas, sont à la base de toutes nos recherches modernes sur l'Hypnose.